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À la rencontre d'un grand reporter vichyssois : Albert Londres

Nos ambassadeurs “Alliés for rêveurs” ont emmené leur petite-fille Éléa dans leur découverte d’Albert Londres à Vichy.

 © Alliés for rêveurs

Je m’appelle Eléa, je suis lycéenne à la cité scolaire Albert Londres et la petite-fille d'Alliés for rêveurs !

 

Je passe plusieurs fois par jour sous le porche de l’établissement sur lequel est écrit le nom du lycée.

 

Mais au fait… Qui est Albert Londres ?

 

Le  meilleur moyen de le découvrir est d’aller à la rencontre de Madame Marie de Colombel, présidente de l’association de la Maison Albert Londres à Vichy.

 © Alliés for rêveurs

En compagnie d’Alliés For Rêveurs, j’ai été reçue dans l’annexe de la maison natale d’Albert Londres. De nombreuses affiches, un buste et une silhouette du reporter décorent les murs. Une ambiance studieuse qui invite à en savoir plus à propos de ce personnage.

 

Marie de Colombel, à gauche sur la photo, raconte avec passion les grandes lignes de la vie d’Albert Londres. Il ressort de cet entretien que ce journaliste émérite né à Vichy en 1884 est en fait peu connu des vichyssois alors qu’il est célèbre dans le monde entier suite à ses articles et ses divers écrits qui ont d’ailleurs été traduits dans plusieurs langues pour toucher un large public.

 © Alliés for rêveurs

Surnommé « Le Prince des Reporters », on peut le différencier des autres journalistes par sa façon de retranscrire ses émotions dans ses textes et une certaine description de la condition humaine. Ne supportant pas l’injustice, il  était révolté lorsque les lois n’étaient pas appliquées. Il écrivait ses articles avec une grande sensibilité. Il était doté d’une forte capacité d’analyse en géopolitique ce qui lui a valu ce surnom de Prince d’autant plus qu’il était intègre et honnête sans subir ni influence ni pression.

 

Sa vie fut jalonnée de nombreux voyages qui pouvaient durer plusieurs mois, il partait aux quatre coins du monde pour des reportages aux longs cours… Avant chaque départ, il faisait des recherches approfondies afin de rencontrer les bonnes personnes et afin d’être au bon endroit au bon moment !

Mais il revenait régulièrement et fréquemment à Vichy, sa ville natale où sa fille Florise a été élevée.

 © Alliés for rêveurs

Le reportage qui a contribué à le faire connaître est issu d’une histoire peu commune…

C’est en 1914, au début de la première guerre mondiale qu’Albert Londres s’est porté volontaire pour rejoindre le front à Reims pour relater les évènements. Après de nombreuses péripéties, dont 80 km à vélo pour arriver à destination, il a assisté à l’agonie de la cathédrale. Poète dans l’âme, il a su décrire les faits avec des mots qui ont touché au cœur les lecteurs du journal « Le Matin » dans l’édition du 21 septembre 1914.

Suite au succès de l’article, les lecteurs séduits par cet écrit se sont amassés devant le siège du journal pour connaître l’identité du fameux journaliste. A noter qu’à l’époque, il n’était pas coutume pour les journalistes de signer leurs articles.

Quelques jours plus tard, le 29 septembre 1914, un nouvel article ayant le même sujet a été publié accompagné de la signature. Ce jour-là, Albert Londres a accédé au statut de correspondant de guerre et de grand Reporter. Elément déclencheur de sa notoriété !

S’en est suivi sa période la plus faste de 1920 à 1930.

Maison Albert Londres © ©Ambassadeur Alliés for rêveurs

La Maison Albert Londres 

Une association a été créée il y a une dizaine d’années dont l’objectif principal est de sauver la maison natale d’Albert Londres de la ruine…

Cette bâtisse ne passe pas inaperçue dans le vieux Vichy avec ses tourelles et son allure de petit château.

Nous avons eu la chance de pouvoir pénétrer à l’intérieur et avons découvert un univers prometteur pour l’avenir !

Des travaux d’aménagement sont en cours et permettront prochainement l’ouverture au public

Le devenir de la Maison Albert Londres

Poursuite de l’organisation des Rencontres Albert Londres qui existent depuis la création de l’Association avec la présence de grands reporters pour débattre autour d’un reportage d’Albert Londres, mais pas que…

L’Association Maison Albert Londres propose des expositions, des conférences, des séances de lecture, diverses animations, ventes, diaporamas, forum du livre… au 1, rue Besse, face à la Maison, pendant la durée des travaux de rénovation.

Maison Albert Londres © Ambassadeur Alliés for rêveurs

Pour conclure…

J’ai appris que cet été, malgré la crise sanitaire de nombreux touristes sont venus à la rencontre de l’association et plus de 1200 commentaires ont été déposés sur le livre d’or, signe évident de l’impact de la carrière exceptionnelle d’Albert Londres.

 

Quand j’ai appris qu’Albert Londres avait quitté l’école à 17 ans, j’ai été surprise et cela montre qu’avec de la ténacité, de la volonté et de l’envie on peut avoir un beau parcours comme ce Prince des reporters attaché depuis toujours à la poésie qui s’est rendu célèbre grâce à ses articles et ses récits de voyages publiés au début du siècle dans Le Matin, Le Petit Journal, L'Excelsior, Le Quotidien ou Le Petit Parisien, et a marqué plusieurs générations de journalistes. Une vie riche en découvertes !

Il est tragiquement décédé le 16 mai 1932 lors de l’incendie du paquebot George Philippar au retour d'un reportage en Chine !

 

Maintenant, je sais qui est Albert Londres, j’ai, bien entendu, d’autres choses à découvrir mais je peux mettre une partie de son histoire, une silhouette à côté de son nom lorsque je passerai sous le porche de mon lycée !