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Avec du coeur
Les coups de coeur d'Aurélie - Allier Tourisme - Jeudi 14 Juin 2018 /// N°458

Avec du coeur

Connaissez-vous l’église romane Notre-Dame de Châtel-Montagne ? Notre ambassadeur Jean-Luc Fontaine a eu un coup de cœur pour cet édifice.

 © Jean-Luc Fontaine

Je reviens fréquemment dans ce village et ne manque jamais de tourner autour de cette magnifique église romane, d’y pénétrer pour déambuler en silence et l’admirer dans ses plus petits détails. M’y asseoir et me laisser imprégner par l’atmosphère, voire le recueillement…

Tant de siècles !

C’est un des tout premiers sites en Montagne bourbonnaise que j’ai découvert.

Alors, afin de vous donner l’envie d’y faire une halte, je vous propose, un peu d’histoire et d’architecture d’après des textes glanés ici et là, illustré par quelques images, car je ne me contente pas de ce que je vois, j’aime aussi savoir…

Le village de Châtel-Montagne était autrefois le siège d’une baronnie importante dépendant de la seigneurie, puis duché de Bourbon (des vestiges du château médiéval, tombé en ruine avant la Révolution, subsistent de nos jours).

La première phase de construction de l’église Notre-Dame concerne la nef, les collatéraux et le transept dont les parties basses remontent au début du XIIe s, elle est le résultat d’influences multiples, ce qui se comprend en raison de sa localisation aux limites de la Bourgogne et de l’Auvergne.

L’église

La façade ouest, très austère mais aussi très majestueuse dans sa sobriété, se compose d’un porche et d’une travée en avant d’un mur à pignon. On pénètre ensuite dans une nef de quatre travées avec un transept peu saillant, suivi d’un choeur à déambulatoire et de quatre chapelles rayonnantes.

Le décor des chapiteaux du choeur est constitué majoritairement de végétaux : palmettes, acanthes, feuilles plates et d’animaux. Le matériau utilisé est un granit local souvent à gros grains, ce qui explique le faible développement du décor sculpté.

 © Jean-Luc Fontaine
 © Jean-Luc Fontaine

Les chapiteaux

L’église comporte près de 90 chapiteaux, presque tous taillés dans un granit très dur. Plusieurs chapiteaux ont été mutilés à la Révolution ou par le zèle puritain du XIXe s. Certains ont été remplacés par des chapiteaux à motifs végétaux lors des restaurations.

Les 9 chapiteaux historiés les plus connus sont situés dans la nef : l’âne, tiré par une oreille, retenu par la queue, la luxure, aux cuisses martelées par la censure d’un conseil municipal vers 1835, l’orant bénissant l’assemblée, l’atlante à tête de grenouille, les joueurs de trompe.

Une partie des chapiteaux paraît antérieure au début du XIIe s. et serait de réemploi.

 © Jean-Luc Fontaine
 © Jean-Luc Fontaine
 © Jean-Luc Fontaine

La Vierge

Statue datée du XVe siècle, la Vierge, debout, légèrement hanchée, est vêtue d’un manteau ocre rose ouvert sur une robe bleue. Ses cheveux en bandeau sont couverts d’un voile blanc surmonté d’une couronne à trèfles. Ses pieds chaussés écrasent le serpent. L’Enfant repose sur son bras gauche, de la main droite il bénit et sa main gauche est posée sur un globe. Elle est inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques en 1994, restaurée en 2008.

Inscription aux Monuments Historiques

L’église a été inscrite aux Monuments Historiques en 1840 par Prosper Mérimée, puis classée en 1902.

En 1955, à la suite du renouveau lié au concile de Vatican II, poussé par le zèle des conservateurs des Monuments Historiques et par le nouveau goût du jour, des lustres en bronze du XIIIe siècle, des vases sacrés anciens et la table de communion sont vendus. Le Christ de la poutre en bois polychrome du XVIe siècle ainsi que les grilles du choeur sont entreposés dans la tribune. Nettoyé en 1995, le Christ a retrouvé ses couleurs d’origine puis a été réinstallé.

 © Jean-Luc Fontaine
 © Jean-Luc Fontaine
 © Jean-Luc Fontaine
 © Jean-Luc Fontaine
 © Jean-Luc Fontaine

L’horloge

Une horloge, avec renvoi du mouvement, cliquette dans le silence de la nef. Payée par souscription communale, elle a été fabriquée en 1927 à Morez dans le Jura par Odobet Cadet sur un modèle allemand de 1860. Ne pouvant être installée dans le clocher, exposée aux intempéries et d’accès dangereux en hiver, elle mobilise les aiguilles du cadran par un système de renvois à cardans. Le poids de 300 kg doit être remonté chaque semaine.

Découvrez l’intégralité du texte de Jean-Luc ICI.

 

(Ce rapide historique a été rédigé d’après Wikipedia, Villages de charme CF la Montagne édité en mars 2017 et le site : http://www.chatel-montagne.com/)

 

Bonne balade !

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