Les petits bonheurs sont dans l’Allier
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Vendredi 13
Les coups de coeur d'Aurélie - Allier Tourisme - Jeudi 12 Septembre 2019 /// N°520

Vendredi 13

Vendredi 13… c’est demain ! Pour l’occasion, voici quelques légendes et superstitions bourbonnaises plus ou moins connues mais incontournables…

Le débredinoire de Saint-Menoux

Vous connaissez sans doute la fameuse débredinoire où il suffit de passer la tête, sans toucher les bords, afin de devenir moins bête… mais savez-vous pourquoi ?

 © Jérôme MONDIERE - CDT Allier

Au 7e siècle, Saint-Menoux, connu à Rome pour ses miracles, arriva à Mailly-sur-Rose (anciennement Saint-Menoux) pour y vivre chichement. Réalisant de nombreux miracles pour les habitants, Saint-Menoux pris sous sa protection Blaise, souffre-douleur des enfants du village. Celui-ci ne quitta plus son ange-gardien. Lorsque Saint-Menoux mourut, Blaise mit du temps à réaliser. Il crut que l’homme dormait comme à son habitude.

Au cimetière, il s’étendit sur le cercueil tel un chien vis-à-vis de son maître. Le lendemain, les visiteurs du cimetière constatèrent que le cercueil avait été déterré et qu’on y avait creusé un trou.

Le curé fût appelé et il trouva Blaise étendu sur le cercueil, la tête dans le trou, donnant l’impression qu’il parlait avec Saint-Menoux. Blaise ne voulait pas quitter le cercueil alors devant tant d’attachement, le curé fit tailler un coffre en grès en forme de parallépipède présentant à une de ses extrémités latérales, une ouverture semi-circulaire.

Blaise élu domicile au cimetière et édifia une cellule près du tombeau pour pouvoir passer ses journées la tête dans le trou. Contrairement à ce qu’on aurait pu penser, les troubles de son esprit s’estompèrent au point qu’il pu apprendre à servir la messe.

Lorsqu’il mourut, il avait la réputation d’être un homme simple, fidèle, reconnaissant, aussi sensé que n’importe qui. En mémoire de la guérison miraculeuse de Blaise, les parents d’enfants bredins, simples d’esprit, leur faisaient passer la tête dans le trou en demandant au saint homme de leur rendre la raison comme il l’avait fait pour Blaise.

 

Infos tourisme : la débredinoire se visite tous les jours de 9h à 17h

 

Issu des « mystères de l’Allier » par Jean Desbordes

 

Fontaine Viljot

Il existe plusieurs légendes quant à cette fontaine, je vais vous parler de la «moins pire» !

 © Donniedarko37

Il y a fort, fort longtemps, des jeunes filles venant de toute la région s’arrêtaient au bord de la source pour y jeter une épingle afin, pensent-elles, d’obtenir un renseignement sur ce que sera leur avenir amoureux. Si l’aiguille s’enfonce et se fixe verticalement, par la pointe dans la vase du fond, c’est pour la jeune fille la certitude de trouver un fiancé à son goût et de convoler en justes noces dans le courant de l’année.

Si, par malheur, l’épingle ne s’enfonce pas mais se met à flotter, la jeune fille ne peut que se consoler, elle n’est pas prête de se marier.

 

Infos tourisme : la fontaine est accessible librement

 

Issu des « mystères de l’Allier » par Jean Desbordes

 

Le château de l’Ours

Situé à Sainte-Thérence, le château de l’Ours se découvre à l’occasion d’une balade champêtre. Mais pourquoi est-il nommé « ours » ?

 © Rémy LACROIX - CDT Allier

Au temps des premières croisades, la cité de Montluçon était gouvernée par Archambaud, comte de Montluçon, qui mourut en guerroyant. Avant de partir, il confia sa femme Ermengarde et ses enfants dont Odile de Montluçon à la garde de son écuyer Raimbaud. Quand la veuve d'Archambaud mourut, l’écuyer indigne ne craignit pas de satisfaire, par la violence, la brutale passion qu’il avait pour Odile. Afin de cacher son forfait, Raimbaud fit boire un narcotique à sa victime, l’enferma dans un cercueil et simula des obsèques. Peu de temps après, il emmena Odile dans le sauvage château des sires de Lignerolles où elle mit au monde un fils. L'enfant, élevé au milieu des bois, grandissait et errait souvent sur les rochers d'alentour, vêtu d'une peau de fauve, effrayant par sa vue les villageois qui baptisèrent alors le manoir du nom de Château de l'Ours.
Un jour sur les bords du Cher, il fit la rencontre d’un vieil homme auquel il conta les souffrances et la triste odyssée de sa mère. Avec quelques seigneurs voisins et vassaux, ils s’emparèrent de Raimbaud, au moment où celui-ci venait une fois de plus torturer ses victimes. Le crime de l’écuyer traître et félon, ayant été dévoilé aux habitants de la cité, on le pendit, haut et court, aux créneaux du château de Montluçon. Odile, ramenée dans la demeure seigneuriale, se retira ensuite dans un couvent de la ville, où elle finit ses jours. Quant à son fils, il s’illustra plus tard en Palestine sous le nom de chevalier Sarrazin.

 

Infos tourisme : aujourd’hui, il ne subsiste qu’une tour du château et des vestiges qui sont accessibles librement en empruntant le sentier de balade (voir le détail)

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